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Peintres et plasticiens

David Chambard    Martine Lebez      François Lemaire   Florent Marc

Lou Morin

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David Chambard
Né en Tunisie, David Chambard vit et travaille à Paris. Il
utilise le pinceau, le rouleau, des pigments liés à l'acrylique ou à l'huile pour sa peinture, et tout ce qui lui tombe sous la main pour sa sculpture.
Il travaille et expose des oeuvres figuratives depuis plus de vingt ans dans des galeries et des musées, notamment en France et à New-York.
Sa liberté est une impatience depuis toujours, il la met en oeuvre en s'appuyant tour à tour sur l'humour, le tragique, le questionnement existentiel et en se tenant en dehors des lois du marché.

"Eaux et forêts", sa dernière série de peintures, a été exposée du 29 mai au 5 juillet à la Galerie Guigon, 39 rue de Charenton, 75011, Paris.

On peut voir son travail sur son site : http://chambard.david.free.fr/

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Martine Lebez

 

Née dans une région industrielle du nord de la France,  a toujours partagé sa vie entre la pratique solitaire de la peinture et des engagements successifs dans la politique et l'humanitaire.

Actuellement, Martine Lebez est responsable de projet dans une ONG internationale.

Sa peinture, essentiellement à l'huile, est revenue au figuratif aprés un passage par l'abstraction

L'histoire de la peinture l'inspire tout autant que la représentation du vivant.

Depuis une dizaine d'années, elle s'intéresse aux techniques de la peinture à l'huile telles qu'elles étaient utilisées du XVII siècle au XIX où elles se sont progressivement perdues: broyage des pigments , fabrication de l'huile noire , du mastic au copalt .... et tente de les mettre en pratique dans son travail.

Les FEMMES HEROIQUES, sa dernière exposition, qui a pour thème la représentation de la puissance des femmes dans la peinture, est réalisée selon ces techniques.

 

EXPOSITIONS

 

1985 ARBRES ET RACINES

encres et lavis sur papier, exposition particulière

1987 TRAVAUX sur PAPIER

aquarelles et pastels, Galerie 20, Paris 15 ème

1990 Le MAHABARATAH

aquarelles et pastels, exposition particulière

1994 PERSONNAGES

Peintures à l'huile et pastels, Café des lettres, rue de Verneuil Paris 7éme

2007 LES FEMMES HEROIQUES

Huile sur bois et toiles, exposition particulière L' Hippocampe associé 

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François Lemaire   Site personnel

Le 10 août 1960, François Lemaire naissait dans la maison familiale de Dizy-le-Gros, dans le Nord de la France. Il est le cinquième enfant d’une famille de six. Il est baptisé le 15 par le père Michel qui glisse à l’oreille de son père, « celui-là, Joseph, il sera prêtre ». Rêvant devant les douze tableaux du chemin de croix, l’enfant comprend qu’il était appelé à un autre destin. Il lui suffit d’une rencontre à sept ans avec le peintre Moustache, le Van Gogh du canton, pour s’en convaincre. Malgré un fort sentiment de culpabilité, François se sent irrévocablement attiré par la couleur : les champs de blé, le vert luzerne, la pierre blanche et l’ardoise, les roses et les lilas de sa grand-mère maternelle.

Il commence à voler dans le porte-monnaie de sa mère pour acheter des carambars et des crayons. Il voit dans les murs de sa chambre des fantômes qu’il retrouvera bien plus tard dans une exposition de Dubuffet. Il vole aussi des fruits dans les vergers, s’extasie devant la peau d’une pomme. Il ne peut pas manger la peau des pêches qui crissent comme les bas de sa mère et c’est son père qui les lui pèle.


En 1969, Monsieur Vallejo, rapatrié d’Algérie, est instituteur à l’école des garçons. L’enfant va passer son temps à se demander si réellement Monsieur Vallejo a un pied noir. Il faudra attendre l’été pour le savoir. L’instituteur, républicain éclairé, voit en l’enfant un penchant pour la peinture et il lui dit : « la technique ne doit être là que pour aider à une meilleure expression du sentiment ». Il le fait travailler sur les évènements du village, François Lemaire a neuf ans. Il fait sa première exposition, à l’école, sur le thème « La vache
en feu » suite à l’incendie de la ferme des Depreux.  Il reçoit des mains de son grand-père, maire du village, le premier prix de peinture. Après, il y a un déménagement. Il quitte avec regret Monsieur Vallejo.

François entre dans une sorte de prostration et promet de ne jamais rien faire pour satisfaire ses nouveaux maîtres, dont le châtiment corporel est la seule règle de pédagogie. Il lit le Grand Meaulnes, Deux ans de vacances de Jules Verne, a envie de fuguer et le fera. Il se refuse désormais à peindre, il écrit des poésies et des quatrains au kilomètre. Dans plusieurs de ses poèmes, on retrouve le mot « goélette ». L’Encyclopédie de l’art moderne, offert à sa sœur par son grand-père, à la Noël 1976, lui permet de découvrir autre chose que les marines à deux balles.
Il a maintenant seize ans.

Dans le livre de sa soeur, qu’il feuillette dans sa chambre clandestinement, un type se permet de concevoir un tableau carré blanc sur fond blanc, les pissotières deviennent des œuvres d’art et contrairement aux Trois Suisses, on peut voir en direct l’origine du monde.

C’est la période de l’amour. Il est émerveillé par les formes, il s’interroge sur les humeurs changeantes, il va dans les boums du samedi après-midi. Ses amis viennent en mobylette, lui, avec sa mère. La peinture, ça ne fait pas viril et la poésie maritime non plus. Il a peur.

Nadine est à six kilomètres, Isabelle à dix et Caroline à douze. François menace de redoubler si on ne lui achète pas un vélo. On le lui promet s’il arrive à 12,50 de moyenne générale avec les encouragements des professeurs. Le pari est gagné mais à la fin de l’année, alors qu’il va rentrer en première, Nadine, Isabelle, comme Caroline montent déjà sur des motos.

Si le choix de peindre se confirme dès ses vingt ans, il se rend coupable d’en éprouver du plaisir et va jusqu’à refuser de vendre la moindre de ses toiles jusqu’à l’âge de trente ans. C’est seulement après avoir accumulé une énorme dette auprès de son psychanalyste et près de deux cents toiles dans son atelier d’Ivry-sur-Seine qu’il commence à exposer. En Allemagne pour commencer, puis en Suisse, en Espagne, en France.

Un soir de 1998, à Bruxelles, c’était chez un couple plein aux as. Un type qui portait un joli costume et qui travaillait dans les assurances s’est approché de lui. Avec un large sourire, en tendant la main, il a dit : « Alors c’est vous qui faites de la peinture ? » François a dit oui. « C’est bien comme hobby !» a répondu l’autre. Il était à peu près minuit, un bouchon de champagne a sauté sans qu’aucun des convives ait vu d’où il venait.
On a entendu un cri, c’était la femme du type qui travaillait dans les assurances, une femme blonde avec des gros seins, elle venait de prendre le bouchon en pleine gueule.
Depuis ce temps, François Lemaire hobbise et ne fait que cela.


De séries en séries : « Maisons », « Maloin le cantonnier », « Fleurs », « L’animal » et bientôt des paysages. Toutes ont un rapport direct avec la nature, c’est-à-dire, le lieu même de la couleur.
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Florent Marc

Petite bio.

Non génétiquement modifié, je suis Val d’Oisif de naissance depuis déjà 31 ans dont 10 vécus à Paris.

J’ai grandi près d’une petite forêt, non loin d’une rivière méandreuse dont j’ai hérité du côté cool et des racines noueuses.

De nombreux voyages m’ont appris à ouvrir les yeux, à observer, à apprendre, à rêver d’universalité , à rencontrer et  me sentir girouette au milieu d’une planète qui commençait à perdre la tête.

Puis il a fallu gagner ma vie à surtout ne pas la perdre. Mon cerveau étant plus long que mes dents, j’ai voulu transmettre ce que j’avais appris et faire le plus beau métier du monde : travailler pour les enfants qui sont l’espérance du monde, être professeur, semeur d’humanisme, de connaissances et de cultures…

La réalité méritant d’être transcendée, il a fallu enrichir la vie après l’école !

 Utiliser les mains et l’esprit, en clarinettant avec les Amis mélomanes de l’Atelier et du Gettabang, compères cavistes du XXème, (c’est depuis ces temps que La Vie T’y Colle  et ses harmonies du sous-sol écument les endroits où l’oreille aime se remplir de textes et de musique), puis, petit à petit j’ai décidé de donner vie à des personnages, mes « bonhommes » en utilisant des matériaux divers glanés le long de ma route.

Depuis je suis ici, à Paris et surtout un peu ailleurs.

Texte pour Les Bonhommes :

 

HISTOIRE DE BONHOMMES,

Genèse

Tout est matière,

Matières à voir, à songer, à sourire, à scruter, à rêver, à observer .

Matériaux pour concevoir, matières à rencontrer, à rassembler

et  à assembler, comme bon nous semble .

Au hasard d’un universatile, quelques univertébrés à l’allure peu universelle sont nés aux détours de sinueux chemins. 

Ces personnages ont l’histoire de leurs origines, l’originalité de leur histoire. Leur brassage ainsi que leur métissage leur confèrent  une stature d’art en la matière !

Ces matériaux ayant  passé des âges dans quelques pays sages, dévoilent leurs vrais visages marqués par leur voyage dans le temps et les différents espaces.

Vos yeux vont  croiser les leurs. A vous de découvrir leurs histoires,

de plonger dans l’effervescence de leurs songes 

 Et le regard s’évade et s’égare, sans crier


LOU MORIN, maître verrier 

  http://www.lou-morin-vitrail.com/

"Pas très aisé de parler de soi. Alors, qu’est ce que j’ai vraiment envie de vous dire ? Que je suis tombée dedans étant petite ? Eh bien non. J’ai commencé par faire de la maquette traditionnelle, avant l’arrivée des ordinateurs, puis je suis devenue infographiste indépendante. Mais ces fameuses machines extraordinaires manquaient à mon goût, de matière à palper avec mes doigts. J’ai donc touché un peu au bois, au métal et autres pâtes, avant de venir au verre. J’ai ensuite suivi, pendant quelques années, différents maîtres verriers pour petit à petit, glisser de graphiste à verrier. Cela fait maintenant une quinzaine d’années que je fais ce que j’aime et que j’en vis. Tout cela pour vous dire : écoutez-vous, et faites ce que vous voulez vraiment.
Petite anecdote. En consultant les archives de mon grand-père, j’y ai trouvé un arbre généalogique dans lequel il y a un peintre verrier connu : Louis Napoléon Gugnon qui travaillait avec Maréchal de Metz (autre maître verrier connu). Bon, pas très intéressant pour les non-initiés mais ça m’a fait rire de penser que je pourrais mettre sur ma carte de visite : verrier depuis 1840... hé, hé, hé !"

"Quand on regarde un vitrail de Lou Morin –- ce qui ne manque pas d'arriver quand on en possède un –- on est d'abord pris dans une apparente simplicité : le rapport des couleurs et des formes cherche l'oeil et l'apaise ; on se surprend à penser que c'est beau ; et puis quelque chose excite cet oeil qui avait déposé les armes et tout à coup c'est comme un mot d'esprit : un petit détail coloré presque insignifiant, presque caché s'amuse tout seul là, ni dans le milieu ni dans un coin, et l'oeil repart en ballade pour notre plus grand plaisir, le plaisir de parcourir sans se lasser jamais les lignes du verre, les chemins du tableau qui se laisse interroger sous toutes ses coutures de métal...

C’’est un grand rideau blanc, au fond du couloir, retenu par un noeud et légèrement agité par le vent ; on peut voir la mer ; mais là tout près, taquinant le tissus, glissent des pampres de la vigne du toit… je suis en Italie…

Le parti est pris d'une époque et d'un style, Art Déco, mais jamais appuyé : Lou Morin vous propose ses dessins à partir de votre idée qu'elle respecte. Il y a du Moyen Age en elle, mais aussi du classique, de l'artisan mais aussi de l'artiste : son arrière grand père A. E. Carrier Belleuse n'était-il pas le professeur de Rodin ? il laisse des bustes, des compositions et des dessins encore cotés... C’est le bout des doigts qui modèle la terre, le bout des doigts qui découpe au diamant la matière de verre, le bout des doigts qui articule les morceaux de couleurs et leur donne l’élan créateur…

Verre : anagramme de rêve…coupures poétiques bordées de métal gris qui s’amollit au contour de la forme ; dureté de la matière en conversation avec soi. Lou Morin nous propose un bonheur rare.

Catherine Ferron, psychanalyste, avril 08. "

 

 

 

 

 

 


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mémoire sonore


Juillet 2008, L'Hippocampe sur Radio libertaire _____________________________________________________________________________________________________
Dominique Dussidour, lue par Laurent Grisel.   

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