- Cécile Oumhani - François Perche - Véronique Pittolo
- Silvia Radelli - Eve Roland - Ada Ruata
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Cécile Oumhani est poète et romancière. Son écriture est enracinée entre la France et la Tunisie. Elle est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages
(recueils de poèmes, nouvelles, romans, réflexion). Ses textes sont présents dans de nombreuses revues et anthologies. Sa réflexion sur sa position d’écriture au croisement de plusieurs
cultures.
"À fleur de mot" est paru en 2004 chez Chèvre-Feuille Étoilée.
Son recueil "Demeures de mots et de nuit" est paru en 2005 chez Voix d’Encre.
Son roman "Plus loin que la nuit "est paru en août 2007 aux
éditions de L’Aube.
"Le café d’Yllka," récit ancré dans les Balkans, est paru en mars 2008 aux éditions Elyzad. (C.F.article
du Nouvel-Observateur 24-07-08)
Elle participe à de fréquentes rencontres en France, en Tunisie et dans d’autres pays (Irlande, Macédoine, Roumanie, Croatie…) et
ses textes ont été traduits dans plusieurs langues.
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François Perche
Pendant longtemps j’ai été libraire à Paris. En 2000, j’ai mis définitivement la clef sous la porte pour me consacrer uniquement
à l’écriture. Ainsi ont pu voir le jour Un long chemin, L’Oreille du libraire, Les Mots de mon père chez HB éditions. Un long chemin est
l’exhumation de ma parole enfouie à la suite du traumatisme subi durant la guerre d’Algérie.
L’Oreille du libraire est l’écriture de mes souvenirs de libraire, où plane l’ombre tutélaire de Samuel Beckett ; avec toutes ces voix qui
entraient et sortaient, ainsi que des évocations de mon enfance en Périgord, de mon adolescence.
Dans Les Mots de mon père, j’ai voulu mêler mes mots à ceux de mon père, écrivain lui aussi, et qui venait de mourir, pour exprimer la
transmission et la mémoire, la filiation.
J’ai fait de nombreux voyages, dans les pays méditerranéens, en Chine, en Afrique, et surtout au Mexique où je reviens régulièrement. Je dis volontiers
que c’est là où mes racines ont trouvé la terre qu’il fallait pour pousser.
Lauréat des Missions Stendhal, en 1998, j’ai vécu dans une communauté indienne, dans les Hautes Terres du Chiapas, où j’ai écrit les poèmes de Pierres
indigènes, parus chez Rougerie. Et en 2003, j’ai sillonné de long en large cette région pour aller à la découverte de poètes indiens écrivant dans leur langue. J’en ai rencontré six
que j’ai traduits en français. Cette traduction est parue en juillet 2007 aux éditions du Champtin, avec des illustrations de peintres indiens.
Du Burkina-Faso, j’ai ramené le souvenir de rencontres très fortes, et un recueil de poèmes, Saisons noires et rouges, paru chez Rougerie.
En 2003, j’ai été en résidence à La fraternelle, à Saint-Claude, dans le Haut-Jura, et travaillé avec différentes communautés d’immigrés (turques, algériennes,
marocaines, laotiennes, entre autres), en collaboration avec un photographe, Pierre Verny. Deux textes tirés de cette expérience ont vu le jour, l’un, Écrire à La
fraternelle, paru dans la revue Verrières, éditée par le CRDL de Franche-Comté, et l’autre, Le Battement du vent, publié par les éditions de La
fraternelle.
D’octobre 2004, jusqu’à la fin avril 2005, j’ai été en résidence à la Maison des écritures à Neuvy-le-Roi. J’ai animé sur place des ateliers d’écriture avec
des adultes, des scolaires dans certains lycées de la région, et aussi avec des détenus à la maison d’arrêt de Tours.
Une fois par mois, j’organisais au café du village des rencontres avec des écrivains, éditeurs et plasticiens. Un livre de poèmes est né, Le
Troupeau au détour, édité aux éditions L’improviste.
En juin 2005, j’étais à la Villa Marguerite-Yourcenar, centre départemental de résidences d’écrivains européens.
D’octobre 2005 à décembre 2007, j’ai recueilli la mémoire des résidents de foyers d’immigrés, accompagné par deux photographes, Daniel Novak et
Jean-Pierre Vauclair, dans la région de Montbéliard. Un livre issu de cette expérience, Portraits de mémoires, est paru en novembre 2006 aux éditions Virgile. Et une pièce de
théâtre, Vous arrivez des grandes terres, a été écrite.
En septembre 2007, j’ai lu des extraits de mes textes dans des TER de la région Limousin, sous l’égide des éditions du Bruit des autres.
Je suis actuellement en résidence à Carnoët, petit village de 700 habitants dans les Côtes d’Armor. J’anime également des ateliers de poésie dans des écoles et
collèges de banlieues parisiennes.
Bibliographie
Poésie
Traversé, Rougerie, 2008 (à paraître en septembre)
Le Troupeau au détour, L’improviste, 2006
Saisons noires et rouges, Rougerie, 2005
Pierres indigènes, Rougerie, 2001
Idylles, Rougerie, 1996
Hors les routes, Rougerie, 1991
Les Chants de l’aube, Rougerie, 1989
La Grande Saison, Les Castors du livre, 1967
Et le temps s’avance (Préface de Jean Rousselot), Rougerie, 1966
La Lumière et la Soif, Rougerie, 1961
La Vie en face, Rougerie, 1959, Prix G.T. Rageot
Romans
Les Mots de mon père, Éditions H B, 2005
L’Oreille du libraire, Éditions H B, 2003
Un long chemin, Éditions H B, 2001
Je suis la vieille dame du libraire, Paupières de Terre, 1992 et réédition 2005, Prix Charles Oulmont-Fondation de France 1994
Récits, essais
Portraits de mémoires, Éditions Virgile, 2006
Le Battement du vent. Immigrés à Saint-Claude (Photos Jean Daubas et Pierre Verny), Éd. de La fraternelle, 2004
Écrire à La fraternelle, revue Verrières (CRDL de Franche-Comté), 2004
Anna dans ma mémoire, revue Sezim, La fraternelle, 2003
33 variations sur un greffon, revue Sezim, La fraternelle, 2002
Celui qui vient le courrier à la main, Paupières de Terre, 1998 et réédition 2006
Théâtre
Je suis la vieille dame du libraire, Théâtre Essaïon, 1996, mise en scène Rachel Salik -
France-culture 1998, réalisation Jacques Taroni, et Théâtre Aire Falguière, 2008, mise en scène
Philippe Ferran (Nouvelle adaptation)
Dans la nuit elle souriait, « Jeux Thèmes », 1998, mise en scène Claudie de Cultis
Le Grand Lac, Théâtre de Plaisance, 1966, mise en scène Jocelyn Canoen - Centre Théâtral du Limousin, 1967, mise en scène J.P. Laruy
Et l’honneur Monsieur, Théâtre de Plaisance, 1966, mise en scène Jocelyn Canoen
Cette nuit-là, France Culture, 1964, réalisation Claude Roland-Manuel
Révolution, Théâtre du Tertre, 1963, mise en scène Albert Vander
Celui qui passait, France Culture, 1962, réalisation Claude Roland-Manuel
Les Baladins, Radio France, 1960, réalisation Arlette Dave
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Véronique Pittolo est née en 1960 à Douai. Critique d’art (pour la photographie), elle organise
des expositions. Elle publie dans de nombreuses revues: Action Poétique, If, Nioques, Horlieu, Digraphe et contribue à Beaux Arts Magazine, Art Press, Cahiers de
Critique de Poésie. Elle a reçu en 2004 le Prix de poésie de la SGDL (Société des gens de lettres)
BIBLIOGRAPHIE
Montage, éditions Fourbis (1992)
29 Poètes françaises, éd. Stock (1995)
XY ou la Poursuite du Bonheur, Cahiers Ephémérides (1998)
Héros, éd. Al Dante (1998) Article de Lionel Destremau
Schrek, éd de l’Attente (f2003)
Chaperon Loup Farci, éd La Main Courante (2003) Article in Le Matricule des Anges
Gary Cooper ne lisait pas de livres, éd Al Dante (2004)
Opéra isotherme, éd Al Dante (2005)
Danse à l'école, ed.De L'attente (2006)
Hélène mode d'emploi, ed. Al Dante (2008)
La révolution dans la poche, ed.Publie-Net (2008)
Ateliers d‘écriture nombreux , depuis 1995
2007-2008 Auteur en résidence en Ile-de-France sur financement Région Ile-de-France
SITOGRAPHIE
Sur remue.net à propos de Opéra Isotherme
Dans la
Poéthèque du printemps des poètes
« l’écriture est une pratique de plaisir », un texte à
découvrir
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Silvia Radelli écrit sur la mémoire, l’oubli, les traces et
l'effacement.
L’auteur, née en Bolivie de parents italiens, a passé son adolescence au Mexique avant de s’installer à Paris. Cette condition lui a inspiré les thèmes de son
travail. Elle sait que l’exil, choisi ou imposé, n’est jamais un acte neutre. Il est synonyme de découverte et d’apprentissage, mais aussi de séparation, de perte, parfois de disparition. C’est
un lien qui se dissout, un arrachement.
BIBLIOGRAPHIE
Journal itinérant (Edite, Paris 2004)
En 1982, au terme de sa scolarité à Mexico, Silvia Radelli était décidée à partir. Elle hésitait entre New-York, Venise, Paris. Le hasard des cartes décida pour
Paris. Elle n’avait jamais vécu en Europe, elle ne connaissait personne en France.
Son Journal est une réflexion, nourrie d’expériences vécues, sur l’exil et le déracinement. Il mêle les souvenirs et le présent, la poésie de l’enfance
et la réalité de l’adulte. Il met en lumière la condition de l’étranger.
Etoile Cannibale, l'histoire de Claude (Edite, Paris 2005)
Plusieurs camarades de Silvia Radelli, élève au Lycée français de Mexico dans les années soixante-dix, sont morts dans des conditions dramatiques. Silvia Radelli
connaissait le détail de ces décès, mais elle ne savait presque rien de la mort en 1982 de Claude C., un élève de sa classe.
On disait que sa mère l’avait assassiné, mais était-ce vrai ?
Vingt ans plus tard, personne ne se souvenait de cette histoire.
Commencée à Paris, l’enquête se poursuit à Mexico et se termine en Bretagne.
Bénédicte Vincens, disparue (Edite, Paris 2007)
Bénédicte Vincens a disparu de son domicile parisien la nuit du 26 février 2000. Son studio était en flammes, des voisins l’ont aperçue qui dévalait l’escalier,
pieds nus… Personne ne l’a jamais revue.
Elle avait vingt-sept ans, était jolie, entourée d’amis.
Silvia Radelli, intriguée par cette disparition, a fait la connaissance de la mère de Bénédicte Vincens. Elle a eu accès aux carnets personnels de la jeune
femme, à ses courriers, à ses étranges photographies prises dans Paris.
Elle a entrepris une recherche, suivi des traces. Elle a reconstitué l’univers de cette jeune femme qui menait une vie apparemment banale. Cherchant les failles,
elle a voulu savoir pourquoi cette existence était suspendue au dessus du vide.
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Eve Roland
Je suis née près d'un fleuve qui m'a
laissé le goût des paysages étales et de la rêverie.
Enfant des années soixante, je vis et travaille aujourd'hui à Paris.
Entre les deux : la vie.
"La vie est décousue", dit André Dhôtel.
J'aime explorer de nouveaux horizons. Etre là où on ne m'attend pas. Faire l'école buissonnière…
J'écris pour lier entre eux les morceaux du patchwork.
Théâtre
Mafia, ma non troppo, Théâtre de Nesles
(Paris, 1995), mise en scène Oscar Sisto
Le Petit chaperon rouge ou une nuit à Tokyo, Atelier Bastille (Paris, 1994), mise en scène
Lucienne Rousseau
La Forêt des Jours, France Culture (1992),
réalisation Anne Lemaître
Edition
Jamais in Lettera Amorosa,
poèmes, ouvrage collectif édité pour le Printemps des Poètes, éd. Mémoire Vivante (2007)
Dis-moi si ta vie a la couleur de l’ombre, poèmes, éditions Mémoire Vivante (2004)
Je ne suis pas cette fleur, nouvelle, revue Midi (juin 2004)
Celle par qui tu parles, poème, revue Midi (octobre 2003)
La Troisième Sœur, nouvelles, éditions Mémoire Vivante (2002)
Une vieille habitude, nouvelle, revue Le Jardin d’Essai (juillet 1998)
Une soirée à Venise, fragment, revue Le Paresseux (avril1998)
Le Rendez-vous de Bruges, nouvelle, revue Les Cahiers du Sens (1997)
Va bene a Baveno, nouvelle, revue Esthétique Cahiers (1996)
Insomnie, nouvelle, revue Le Paresseux (juillet 1994)
A paraître en juillet 2008 : Le Jardin des os, revue Incognita, éditions le Petit Véhicule
sous le nom de Martine Paulais
Papier, créations et métamorphoses (livre d'art) éditions Larousse /Dessain et Tolra (novembre 2006)
Anime également des ateliers
d'écriture
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Je m'appelle Ada Ruata. Je suis née en 1948 en Italie, près d'Alba. Mon père a émigré en France pour participer à
la Reconstruction, il était tailleur de pierre. En 1951, il retourne au pays chercher sa femme et ses enfants, il les conduit à Paris.
Je fais mes études à Paris et j'y travaille. En 1985, naissent mon premier enfant et mon premier livre. A partir de 1987, je vis hors de France pour de nombreuses années.
Aujourd'hui, je suis de retour et mon nom est Renata Ada Ruata.
Site d'auteur : http://www.ada-ruata.com
Activités littéraires et annexes
1985 Elle voulait voir la mer... Ada., Ed. Maurice Nadeau (Prix populiste 1986)
1986 Dans le cadre de la série "Une nouvelle, un jour" dans L'Humanité, publication de "La coupe qui fit déborder le vase"
1987 Les étoiles à nouveau Ada., Ed. Maurice Nadeau
1991 Production collective CHHORAA présentée lors des journées portes ouvertes des ateliers de la Bastille.
écriture : Ada., peinture : Marie Desaymard, musique : Luc Saint James
1993 La Terre, L'Eau, Le Feu, L'Air, Les cahiers Interface
Sur le thème des quatre éléments, trois graveurs et quatre écrivains ont travaillé. J'ai choisi le feu.
1997 Présentation d'un mémoire de DEA intitulé "Littérature d'expression populaire en Italie à partir de 1945 : Rocco Scotellaro, Pina Rota Fo, Raùl Rossetti"
2001 Contribution à La Faute à Rousseau n°28, "Le silence de la bêche, du marteau et de la truelle"
2002 Le Silence dans la maison, Renata Ada, Editions Baleine/Seuil
2003 Publication de deux textes courts dans la revue Lieux d'être sur le thème "Je/Jeu"
2004 Filles de mai, 68 dans la mémoire des femmes, ouvrage collectif, préface de Michelle Perrot, Editions Le Bord de l'Eau
La Voie de Tina, Editions Syros (texte pour adolescents) Article dans Sitarmag
2005 Traduction en français d'une pièce de Donatella Musso, George Sand, roman entre quatre chaises
Parution d'une nouvelle en diptyque "Certezza si, certezza no" dans Progetti Spaesati, ouvrage collectif, Ocra di Banchette
Livrets d'artiste créés par Claudio Jacarino (peintre) à partir de certaines de mes poésies, Ed. Righe di segni
Parution de la nouvelle "Les minutes" dans Abolir, rapport annuel de l'ECPM (Ensemble contre la peine de mort)
2007 Itineranze, anche un camminar verso se stessi (Itinérances, cheminer aussi vers soi-même), pièce de théâtre bilingue publiée et mise en ligne par la Fondation Adriano
Olivetti
2008
- Présentation d’une installation de quatre troncs d’arbres à l’encre de Chine sur panneaux de papier japon (1,60 x 0,45
m) accompagnés de quinze tercets bilingue à la Fiera della Parola de Ivrea les 6, 7 et 8 juin. (voir www.ada-ruata.com , rubrique
Dessins et Peintures)
- Retour, nouvelle en livret carte postale aux éditions D’un Noir Si Bleu
- Présentation à France Culture de l'adaptation de Elle voulait voir la mer...