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Mardi 11 décembre 2012 2 11 /12 /Déc /2012 20:15

 Depuis quelques années et de travaux en travaux, qu'il s'agisse de livres, d'installations, de tableaux ou de vidéo, Silvia Radelli élabore une oeuvre, belle, dont le thème pas unique mais tout de même majeur est la disparition. Disparition mort ou évanouissement de l'autre connu ou pas,  aimé ou aimé par d'autres à la rencontre desquels elle va et avec qui elle trouve une empathie. Ainsi en fut-il de Bénédicte Vincens disparue, de Cara Mamma, de En mémoire d'Anaïs. ..

 Comme une quête, un avis de recherche, une convocation essentielle, un besoin de faire exister, d'inscrire dans la durée, de faire vivre quand même?

 Ainsi, en tous cas,  en est-il encore de l'exposition In mémoriam que l'on peut voir jusqu'à samedi  à Paris V ° où les petits cailloux de la mémoire prennent les formes simples, brillantes et émouvantes que fait surgir l'enfance mais où, aussi, Silvia Radelli, et  c'est à mon sens le plus beau et le plus mystérieux objet de l'exposition, représente son propre tombeau - le tombeau de celle qui veut tant ressusciter  chacun.

Galerie l'Aléatoire 29 rue de Bièvre, Paris 5 ème

 On pourra voir quelques tableaux de Silvia Radelli samedi et dimanche rue Saint-Blaise.

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Vendredi 7 décembre 2012 5 07 /12 /Déc /2012 18:19

marche-de-noel-56-saint-blaise.jpg  Deux fois ne sont pas coutume, l'Hippocampe vous convie à une exposition-vente d'art et d'artisanat ce dimanche 9 décembre à partir de 15 heures dans le jardin partagé du 56 rue Saint-Blaise, Il y aura des objets d'ici et d'ailleurs et puis aussi des jacynthes, du chocolat chaud

et peut-être même un peu de neige ...

  Vous y entrerez librement


et les samedi 15 et dimanche 16 dans un studio sans neige mais avec des boissons  de toutes sortes et dans la rue Saint-Blaise aussi.


  Vous y entrerez librement après avoir téléphoné au 06 87 17 07 91 ou envoyé un mail ici pour qu'on vous donne le code en échange de votre patte blanche ou pas.

 

La rue Saint-Blaise se trouve à Paris 20°. Métros Maraichers, Gambetta ou Porte de Montreuil. Bus 64, 76, 57 et PC qui deviendra T3 précisément le 15 décembre.

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Samedi 27 octobre 2012 6 27 /10 /Oct /2012 12:46

acte_sans_paroles3.jpgActe sans paroles 1 se donne au Théâtre aux mains nues jusqu’au 17 novembre.

Magnifique idée que d’avoir adapté au théâtre de marionnette ce mimodrame de Beckett, et l’on retient son souffle durant toute la durée de l’acte

 Quel acte ? Celui du personnage sur un plateau nu  qu’il tente de fuir mais y est obstinément ramené, rejeté  à coups de sifflets – intérieurs, peut-être – comme vers l’obligation à vivre, à survivre alors que les seuls objets de désir qui se présentent – de l’eau, un arbre ... - restent inatteignables, se dérobent ou se brisent aussitôt. Jusqu'à la mort qui se dérobera.

  Quel personnage ? Un personnage pâle, déjà empreint d’amertume, peut-être un homme peut-être une vieille femme, peu importe, c’est un être, triste et drôle comme la vie, un peu clown. Admirablement manipulé comme par lui-même par François Lazaro qui lui imprime les nuances les plus subtiles de la mélancolie au renoncement en passant par l’espoir, en boucles régulières et finement différentes chaque fois.

La symbiose est telle entre le marionnettiste et la marionnette que lorsque l’un abandonne l’autre  par moments pour devenir  acteur lui-même on ne sait vraiment plus qui est qui et  l’inconnue cachée de ce théorème de l’Autre est  une bien jolie et profonde inconnue.

Après ces trois-quarts d’heure intenses, profonds et d’une précision horlogère, on retraverse à pas lents le square des Cardeurs.

 

 

Mise en scène Aurélia Ivan et François Lazaro - Compagnie François Lazaro, Clastic Théâtre

Interprétation François Lazaro et Paulette Caron

Conception de la marionnette Aurélia Ivan

 

Théâtre aux mains nues - 7 Square des Cardeurs - Paris 20 ème

Représentations les 26-27 octobre, 1-2-3 novembre, 8-9-10 novembre, 15-16-17 novembre

Réservations 01 43 72 19 79


 Acte sans paroles 1 et Actes sans paroles 2 de Samuel Beckett ont  été publiés aux éditions de Minuit en1957 et en 1970, il n'y a en effet pas de paroles, que des didascalies.

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Mercredi 11 juillet 2012 3 11 /07 /Juil /2012 19:54

(article du 11 juillet )

  Vrouz c'est Valérie Rouzeau circulant en long et large dans sa vie, réèlle et fantasque,  triste et gaie, grave et légère, inquiète un peu, moqueuse aussi. Et vivement ouverte à l'un, à l'autre,  l'ami malade, les voisins aux couteaux, l'affreuse  dame du métro, l'homme perdu et taché,  le garçon du Mali mais aussi  Silvia Plath, Annie Girardot, un mariage princier...

Le regard et la pensée partout, d'elle à eux et retour, du passé au présent.

C'est rythmé, solide, unique, ainsi va t-elle solitaire, Valérie Rouzeau, mais ainsi la suit-on jusqu'au bout de ses notes (je ne me rappelle pas avoir déjà vu un appareil de notes dans un recueil de poésie) où elle livre ses emprunts, souvenirs, références.

Et s'il pleut beaucoup dans ce livre, rien, rien de détrempé, il tient la la route, elle tient la route. Vraiment.

 

(...) Les nuages font tomber de l'eau jamais vintage

Jamais vintage non plus l'étoile du berger

A la bergère parce que je ne voudrais pas perdre

Perdre dans cette histoire mon très précieux pépin

Cieux pépins tiens le monde est somme toute bien fait

Battre le coeur tomber l'averse et quoi encore.

 

Lu par Jacques Josse

Lu par Antoine Emaz

 Vrouz,  Ed. La Table ronde, mars 2012

 

le 10 octobre: dernière nouvelle et bonheur de la donner : Vrouz vient de recevoir le

Prix Guillaune Apollinaire.


 


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Jeudi 14 juin 2012 4 14 /06 /Juin /2012 20:05

 

Exposition de Charlotte Mollet - 26 juin au 4 juillet - Galerie La Hune Brenner - Paris 18°


  Charlotte Mollet peint, grave, dessine, colle depuis un peu plus de vingt ans illustrant ainsi des textes - une trentaine jusqu'ici - qu'elle écrit ou choisit, principalement pour l'édition jeunesse mais pas seulement.  Quelles que soient ses techniques ou ses manières, elle  impressionne par sa liberté, l'écart tout personnel où elle se tient par rapport à tant de codes de la littérature jeunesse, son affranchissement, sa franchise en somme. Comme une solidité.

Plongeant ses racines dans les miniatures indiennes, l'Antiquité gréco-latine, le Moyen-âge, mais aussi la joyeuse cruauté des contes et des mythes, elle fait émerger une oeuvre troublante, intelligente et sans concession.

Les originaux de Navratil et Jean Petit sont des linogravures aux grands aplats monochromes où des bleus éclatent sur les larges plages du blanc..


  jeanne

 

Vernissage le 26 juin à 18 h - Rencontre dédicace le 30 juin de 17h à 20h*

Galerie La Hune Brenner - 3 Rue Ravignan 75018 Paris . Ouverture 10h-13h puis  14h-19h. 

*Charlotte vous y expliquera peut-être d'une voix douce  que Jean Petit qui danse que vous chantait  votre mère est en fait le cynique récit de la torture infligée à un théologien pour avoir trop brillamment défendu Jean Sans Peur... Et que c'était à l'aube du 15 ème siècle.

Invitation

http://www.charlotte-mollet.com/

 

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Mercredi 13 juin 2012 3 13 /06 /Juin /2012 12:21

 Douze petites pages précieuses ouvrent un tryptique à deux volets protégeant en leur centre un mystère comme une grotte lumineuse. Il y est question de donner la vie et comment, sinon en rêve, répondre à cette question-là ? On cherchera longtemps à comprendre le rêve.

Image centrale  de ce dernier texte publié de Christiane Veschambre , un rêve l'éclaire secrètement et, au fond, adoucit une dure réalité.

C'est dense et léger comme une calligraphie, transparent comme une encre.

 

"Triptyque de la chambre secrète" est paru en avril, on peut l'acquérir en envoyant 3,75 euros (3 euros pour le livre, 75 ct pour les frais d'envoi) aux Editions La porte chez  Yves Perrine - 215 rue Moïse Bodhuin -02000 Laon

 

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