Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 17:58
Il est encore temps pour quelques jours de s'adresser des voeux pour cet an neuf.  Nous en en avons envoyés, et reçus, si certains ont quelque chose en plus, aucun n'a quelque chose en moins. Tous ont la beauté du geste.
Ici, pour le plaisir du partage et en vrac,  quelques voeux d'écrivains.

  de Claire Ubac :

Boldog üj evett !
Prononcer boldogue ouille évette. Je vous laisse deviner de quelle langue il s’agit.

Merci pour vos vœux neufs, chaleureux, encourageants, exotiques, aléatoires, poétiques, militants, familiaux, doux comme des pattes de chat, méditatifs, fleuris, attentionnés, drôles, rocailleux, caustiques et créatifs ; ils donnent envie de travailler, de rêver, de rester attentifs et parfois muette ( !), de chanter, de lire et d’apprécier les arts, de se mettre en quatre et en saine colère, de rire et de trinquer avec ses amis en cette année qui commence à Paris, comme à Budapest, sous la neige...

Premier janvier 2009 à Budapest, source chaude des bains
Széchényi, liseuse au bain. Mille  bons voeux de votre fidèle
  Claire

 

  d'Anita Van Belle :


Une année 2009 pleine de voyages et d'aventure!
Les dépaysements les plus étonnants ne sont pas toujours les plus lointains...


  de Marc Delouze :


mes vœux, nos vœux


Afin de goûter le plaisir de n’être sûr de rien

sans pour autant douter de tout

rêvons

2009

                                                                                       ensemble
  de Michel Host:


 

Du troisième millénaire l’an

Neuf

Devait me laisser les bras ballants

Veuf

De tout rire et de toute monnaie

Œuf

Pour tout dire dur ou bien mollet

Bœuf

Bien gras & prié de ne point faire

L’œuf

Des actionnaires l’homme à tout faire,

De wall street la victime et l’esclave.

Avec moi réunis en conclave

Neuf

Doux amis & amies résistâmes

A ces recommandations infâmes

Descendant au tréfonds de la cave

Y redorer nos visages hâves,

Y faire chanter l’or des Yquem,

Y dire à la Romanée je t’aime,

Baisant bouches & goulots sans vains

Chichis, riant & buvant le vin

Neuf

M

Fatrasie du caviste Don Miguel pour l’an 2009

 

  de Claire Nadaud :


       



  de Sigrid Baffert :


J'voeux du neuf, un peu, beaucoup, passionnément...

Pour ce neuf, je formule mes vœux.
Comme on nous prédit moultes embûches, qu'on nous annonce maintes omelettes avec cascades d'œufs cassés, les œufs aviairés, les poussins étouffés dans l' œuf, les coups de becs et les renards dans le poulailler, alors, voilà une jolie promesse : une marguerite.
Oui, une marguerite.
Elle a réussi, elle.
Elle a poussé malgré les ordures.
Quelques grammes de douceur dans un monde de brutes.
Parce que quand on en aura marre d'effeuiller nos billets d'euros,
j'espère qu'on effeuillera encore les billets doux et les marguerites (et les bons livres aussi !).
La vie, toujours.
L'amour, encore.
Belle et neuve année !


  de Régine Detambel :

2009 Incipit vita nova
Chers amis,
Je vous souhaite une très bonne année pour le moi pour les mots pour le monde pour les couleurs pour la poésie !

  de Michel Thion, spécial pour l'Hippocampe :

Cette année je te souhaite un voyage au pays du langage vivant.

Parce que dans ta ville, jusque dans ta maison, il y a sans cesse des morts-qui-parlent, parce que nous sommes gouvernés par les morts-qui-parlent, sache que t’attendent de grands vaisseaux lents qui parcourent en murmurant le désert des hommes.

Car les morts parlent fort, ils crient leur langage desséché et creux, ils font poison de leur langue informe et sèment d’autres morts autour d’eux.

Sur les vaisseaux lents de la poésie, de l’écriture, le temps et la lenteur subtile donnent aux mots et aux phrases cette musique venue du fond des âges qui parcourt un labyrinthe sans fin et fait de nous des humains.

Là, chaque jour, nous parlerons les sept langues de la pensée joyeuse.

Là nous rirons les rires de l’enfant qui court sous la pluie d’été, afin que nos enfants ne vivent jamais au pays où il ne pleut pas.

Nous danserons les langages de l’homme à son levant.

Nous respirerons ensemble le parfum des émotions nouvelles.

Nous ferons musique aérienne et poussière de soleil des mots complexes et des idées savantes dont nous avons tous tant besoin pour sentir et comprendre le monde, et pour renvoyer à leur néant les morts-qui-parlent.

Ainsi, cette année, je te souhaite un voyage au cœur du langage, au cœur de la vie.


  et enfin, de Michèle Sales :


Il suffirait d'y croire un peu...
Bonne année de douceur, d'innocence et de malice à tous et à chacun.
Michèle 

 

A lundi, Michèle !

 

 

Publié dans : Actualité des amis
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