Dimanche 17 octobre 2010
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Sous le titre « Quartiers photosensibles » la Médiathèque Marguerite Duras présente jusqu'au 30 octobre deux expositions
issues des travaux de deux associations du 20 ème arrondissement de Paris: Multi'colors que nous ne
présentons plus et la Compagnie Pièces Montées qui développe son action à partir du théâtre et des
écritures féminines :
« La nature en ville hier et aujourd’hui »est une exposition en deux parties réalisée par les
jeunes de Multi'colors qui ont exploré
leur quartier en photographes. D'abord, les plantes vagabondes du 20 ème arrondissement, fleurs de pavés, de terrains
vagues et de murailles, répertoriées, nommées classées selon une vraie nomenclature botaniste; puis 12 mises en miroir analytiques de lieux du quartier "autrefois" recherchés dans les archives
puis photographiés "maintenant ".
Ce travail a donné lieu à des échanges filmés entre ces jeunes et des personnes âgées, le film est projeté en continu dans l'exposition.
« Mon voisin, mon étranger, sautons la barrière »
A l’invitation de Pièces Montées, Black Spring Graphics a proposé à des habitants de la Porte de Bagnolet de
se faire photographier puis retravaillé et légendé les portraits réalisés, conceptualisant la chose en "garder les gens, altérer la forme " . Ces photographies « à basse fidélité », plus
mélancoliques que les clichés d’origine, ont nourri l’écriture théâtrale de collégiens du quartier accompagnés d’intervenantes artistiques de la compagnie.
Médiathèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet, 75020, Paris
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Vendredi 15 octobre 2010
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Des dessins de Michel Backès, et son
drôle d'humour à froid
seront exposés jusqu'au 14 novembre à
La Piscine
48 rue du Poteau Paris 18 ème.
C'est à Montmartre
le vernissage est le 14 octobre
Michel Backès est auteur, illustrateur, peintre, cartooniste et.... enseignant
Michel
Backès chez L'Hippocampe
et
actualité de
Michel Backès chez l'Hippocampe
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Mercredi 13 octobre 2010
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«J'ai guetté dans le cœur humain toutes les niches différentes où peut se cacher l'amour lorsqu'il craint de se
montrer, et chacune de mes comédies a pour
objet de le faire sortir d'une de ses niches » dit Marivaux.
Dans Le Triomphe de l'amour c'est à Léonide qu'il prête ce talent - princesse don Juan qui séduira tout le monde sur son
passage pour se frayer un chemin vers le seul qu'en fait elle veuille vraiment et qui, du coup, révèlera leur soif d'amour à ceux qui l'avaient étouffée.
Dans un décor entièrement et uniquement végétal, ce qui est très joli,
Le Triomphe de l'amour se donne en ce moment au Théâtre de l'Ouest Parisien dans une mise en scène de Jacques
Osinski.
Deux comédiens y crèvent le feuillage : la très subtile Maud Le Grévellec qui joue la soeur d'un philosophe - car dans ce jardin se cache un philosophe qui cache
lui-même l'objet du désir de la princesse, mais oui - et Rémi Roubakha qui joue le jardinier et épouse avec force et naturel une langue nature, mais nature ... comme on n'en entend hélas
plus.
De toutes façons, Marivaux est étourdissant.
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Lundi 11 octobre 2010
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(...) ce que pointe du doigt ce film habile, sain, et courageux, un monde pétri de médiateurs
fragiles, de couples démolis, de familles déchirées, de doléances confuses parce que le malaise est aussi profond qu'indéfinissable, il fuit de partout, comme fuit cette société qui a besoin de
coupables et sait bien où les trouver puisque c'est elle qui les a rangés dans du béton fissuré, et hurle, hurle contre les cris, le dehors contre le dedans, les forces du bien réglementé par une
administration kafkaienne face aux forces du mal de vivre.(...)
Ainsi Michel Marx défend-il Dernier étage gauche, gauche, un film
d'Angelo Cianci qui sortira le 15 novembre.
Nous n'allons pas, nous, pointer du doigt l'émotion qui dicte son papier - l'émotion est la passion de Michel Marx, ou l'inverse, nous le savons maintenant.
Pas sûr, à le lire, que la bande annonce soit complètement représentative ni aussi habile à défendre le film que l'article de Michel que l'on peut donc lire sur son blog ici.
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Samedi 9 octobre 2010
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22:00
Sous un masque de naïf braqueur et dans son corps de korrigan Jean-Claude Fernandez est l'enfant Pablo Zàni qui
envoie bouler aux quatre coins de la scène toutes les injustices, bêtises, incohérences - et la bouffe infecte de la cantine par dessus le marché - d'une école de cité qui
fait ce qu'elle peut c'est-à-dire pas grand chose - et , partagé entre l'illusion glorieuse et mafieuse que lui font miroiter son frêre et son père "en voyage " et la sagesse érudite
de l'ange "monsieur Lévy ", danse ses contradictions.
Simplement et justement mis en scène par Alain Trétout, tout en finesse et en ellipse il porte le public sans cesse du rire aux larmes comme il passe
lui, l'enfant seul et débordant de vie, sans cesse de l'ironie révoltée au désarroi.
Entre nos rires et ses larmes montantes, n'échappera à personne la dimension critique du texte, la question qu'il pose sur une école qui si sytématiquement
manque à pallier les failles sociales et à guider les enfants les plus fragiles.
" Pablo Zàni à l'école " une pièce de Lise Martin jouée
par Jean-Claude Fernandez et mise en scène par Alain Trétout, se donne jusqu'au 7 novembre au Théâtre Daniel Sorano de Vincennes. Métro Château de Vincennes. Réservations 01 43 74 73 74
Nota bene: une place supplémentaire sera offerte à ceux qui apporteront une photo de classe datée.
Lire aussi sur Pablo Zàni Philippe Delhumeau dans La théâtrothèque
La pièce Pablo Zàni sera en librairie dans les jours qui viennent, éditions Lansman
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Mercredi 6 octobre 2010
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Elles ne se sont pas jetées devant les trains / Elles nous ont laissés partir
Reprendre Un Hymne à la paix (16 fois) de Laurent
Grisel
En donner ici la lecture qu'en fait Florence Trocmé sur son site Poézibao
donner à voir et entendre François Bon, écrivain et éditeur de ce texte
Se demander maintenant si quelque chose ne va pas changer ici. Se demander comment et comment nommer. Attendre, voir, écouter.
Une situation de guerre a pris fin, les derniers avions de chasse s’éloignent dans le ciel. Sur la route, surgissant du
lointain, des ruines proches, s’avancent deux hommes et deux femmes. Ils se tiennent frontalement devant le lecteur ou l’auditeur de ce poème écrit pour être lu aussi bien qu’entendu. Leurs
quatre silhouettes : autant de façons de prendre la parole, de nous l’adresser (...) Dominique Dussidour sur Un Hymne à la paix(16 fois)
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